De l'eau potable et un dispensaire à Médé: pourquoi? pour qui? comment?..

L'un des 30 forages réalisés  depuis 2003
L'un des 30 forages réalisés depuis 2003
dépistage du paludisme par une équipe du service de santé de l'armée française  au tchad lors de la visite du chantier par l'ambassadeur de france à N'Djamena et la préfète du chari.
dépistage du paludisme par une équipe du service de santé de l'armée française au tchad lors de la visite du chantier par l'ambassadeur de france à N'Djamena et la préfète du chari.
 juin 2011: pose de la 1° pierre
juin 2011: pose de la 1° pierre

2015: bâtiment achevé; il reste à l'équiper

... Contre la précarité sanitaire....

 

Au plan sanitaire, la situation  était particulièrement difficile .

D'abord, en raison de l'absence d'eau potable, les villageois prenaient l'eau polluée  du fleuve.Ensuite, le centre de soins le plus proche du secteur était auparavant  situé à Mandélia, chef lieu du département du Chari, soit à une distance comprise entre 15 et 30 km selon le village concerné. En saison des pluies, les pistes étaient souvent impraticables et les malades ne pouvaient être conduits à Mandelia.

D'autre part, la mortalité infantile était très importante (15 à 20%) dans la région. De même, le nombre de femmes qui mourraient  en couche était élevé (10 à 15%), spécialement en saison des pluies. A défaut de pouvoir être pris en charge dans une structure adaptée, les accouchements  se faisaient dans les cases, à même le sol.

Enfin, la mortalité liée au paludisme était très importante, notamment chez les enfants et personnes âgées. Cette maladie demeure  l'une des principales causes de décès dans la région.

 

Aussi, pour améliorer cette situation - et en accord avec les autorités locales et la demande des populations - Addat a engagé 2 types d'action:

 

 

...D'abord de l'eau potable....

La création à l'initiative d' ADDAT  de 30 forages d'eau potable entre 2003 et 2017 dans les secteurs de Médé, Mandélia et Malboum a permis de réduire très sensiblement  les maladies liées à la mauvaise qualité de l'eau du fleuve.

 

... Ensuite un centre de santé actif en pleine brousse..

   La réalisation,  par Addat,  d'un centre de santé achevé en 2016 à Médé a été de nature à améliorer très sensiblement l'état sanitaire du secteur de Médé et des 25 villages voisins où vivent plus de 5000 personnes.

 

La création de ce  centre de santé  de Médé va bien au delà du seul aspect "thérapie et soins". Il vise aussi, et surtout, à la sensibilisation des villageois à l'hygiène et à la prévention, à la formation des femmes à une transmission responsable de la vie. La liaison avec les enseignants  et les élèves du groupe scolaire déjà en place, à proximité du  dispensaire, l'importance donnée par les autorités traditionnelles locales au projet en font une véritable synergie d'évolution des modes de vie. Médé devient alors, grâce au développement des cultures (générateur de nourriture et d'emploi), grâce à son moulin (construit par Addat) qui facilite la vie des femmes, grâce à ses forages d'eau potable, grâce à son groupe scolaire et, enfin, grâce à son dispensaire, un véritable centre de vie en brousse susceptible de maintenir sur place les populations locales (d'ailleurs, certaines personnes qui avaient quitté Médé commencent à y revenir).

 

.. Education et santé pour tous..

 Le dispensaire,les forages d'eau potable et les écoles s'inscrivent pleinement dans le cadre des "objectifs du millénaire" définis par les Nations Unies  pour l'éducation et la santé.

 

..Organisation du centre de santé Mahamat Masri..

 

Commencées en 2011 et achevées en 2015, les constructions s'élèvent sur un terrain de 2 ha, donné par le chef du village de Médé. Elles se composent d'un bâtiment central de 330 m2 comprenant notamment une salle d'accouchement, une salle d'hospitalisation, une infirmerie, une salle de soins, une pharmacie et un laboratoire. Un logement pour le gardien et le personnel soignant est également construit. Enfin, le centre est équipé d'un forage et de son château d'eau et l'électrification est réalisée par panneaux solaires.

 

Le dispensaire a été inauguré le 2 juillet 2016 et remis le même jour, avec son mobilier médical, aux autorités  tchadiennes qui en assurent désormais l'entretien et le fonctionnement ( procédure identique à celle mise en place pour le groupe scolaire et qui fonctionne normalement). Le personnel est  nommé et pris en charge par l'Etat tchadien. Un comité de gestion, composé notamment de villageois, veille à la bonne gestion du centre et à son approvisionnement  médical, sous le contrôle de l'autorité régionale de santé.

 

Un grand merci à tous ceux qui se sont  associés au projet: Les Eléments de l'armée française au Tchad (tant au plan financier que logistique et humain), la Région Centre, les Villes d'Orléans et de Tarbes, l'Agence de l'eau du bassin Loire- Bretagne, le Conseil Général du Loiret, l'association Frères d'Espérance, la société tchadienne Safar Assurances, le cabinet d'architecte de N'Djamena qui a établi les plans et, bien sûr, les membres de l'association et les villageois de Médé qui ont participé gratuitement à la réalisation des constructions.

 

 

 

 

 Arrivée à Médé du Ministre de la santé publique et du Gouverneur de la région.

 

2 juillet 2016: inauguration officielle du centre de santé, par le Ministre tchadien de la santé, accompagné du Gouverneur de la région du Chari-Baguirmi, du représentant de l'OMS et du représentant de la Banque mondiale, des préfets et des sultans de la région, en présence des 26 chefs de village du secteur de Médé et de la population.

Les  chefs des 26 villages concernés par le dispensaire attendent le Ministre

Le Ministre de la santé "coupe" le ruban et inaugure le centre de santé.Il est entouré du Gouverneur de la Région et du représentant de la Banque Mondiale.

Visite de la salle d'accouchement équipée.